Si vous naviguez en mer, que vous soyez professionnel ou plaisancier averti, vous devez absolument connaître le SMDSM – Système Mondial de Détresse et de Sécurité en Mer.
Créé par l’OMI (Organisation Maritime Internationale) et entré en vigueur en 1999, ce système a profondément modernisé la gestion des détresses maritimes. Dans cet article, vous allez comprendre ce qu’est le SMDSM, à qui il s’applique, ses fonctions clés, ses zones de couverture… et pourquoi même les plaisanciers sont désormais concernés.
Qu’est-ce que le SMDSM ?
Le SMDSM (en anglais GMDSS – Global Maritime Distress and Safety System) est un dispositif international de communication de détresse et de sécurité. Il permet :
- D’alerter rapidement les services de secours en mer, quel que soit l’endroit du globe.
- D’assurer une coordination efficace des opérations de sauvetage.
- De rendre les communications entre navires, et entre navires et stations terrestres, plus fiables, rapides et automatisées.
Ce système ne remplace pas le Service Mobile Maritime, mais vient le compléter avec des obligations d’emport de matériel spécifique (ex. : VHF ASN, équipements satellite, balises, etc.).
Qui est concerné par le SMDSM ?
- Tous les navires professionnels soumis à la convention SOLAS doivent respecter les normes du SMDSM (matériel et procédures).
- Les navires de plaisance de moins de 24 m ne sont pas légalement soumis au SMDSM… mais sont fortement incités à en respecter les principes pour leur sécurité.
⚠️ Depuis le 1er janvier 2025 : La veille VHF devient obligatoire pour tous les navires de plaisance français équipés d’une radio VHF (arrêté du 11 octobre 2024, article 7).
Lorsque vous êtes en mer, vous devez rester à l’écoute permanente du canal 16, sauf impossibilité technique.
Même si vous êtes plaisancier, vous êtes donc pleinement concerné par les bonnes pratiques du SMDSM, notamment dans le cadre de l’examen du CRR maritime, certaines questions sur le SMDSM peuvent vous être posées. (CRR = Certificat Restreint de Radiotéléphoniste).
Les 9 fonctions du SMDSM
Tout navire soumis au SMDSM doit être capable d’assurer 9 fonctions essentielles :
- Émettre une alerte de détresse vers la terre, via au moins deux moyens différents.
- Recevoir les alertes de détresse provenant de la terre.
- Communiquer une alerte de détresse à d’autres navires.
- Participer aux communications de coordination de sauvetage.
- Gérer les communications sur site (entre navires proches).
- Émettre des signaux de repérage (ex. : balise, radar SART…).
- Recevoir les Renseignements de Sécurité Maritime (RSM).
- Communiquer des informations générales (météo, navigation…).
- Échanger entre passerelles (communications opérationnelles).
Les zones de couverture du SMDSM : A1 à A4
Le SMDSM découpe le globe en 4 zones de couverture, selon les moyens de communication disponibles :
| Zone | Couverture principale | Moyens utilisés |
|---|---|---|
| A1 | Zone côtière | VHF (portée d’environ 20 à 30 milles) |
| A2 | Au-delà de la zone VHF | MF (ondes moyennes : 150 à 300 milles) |
| A3 | Océans couverts par satellite | Inmarsat (sauf zones polaires) |
| A4 | Zones polaires (au delà de 70° N et S) | HF + balise de détresse |
Le système Iridium ne fait pas encore officiellement partie du SMDSM, mais ne vas pas tarder à y être intégré. Il est déjà utilisé en complément par de nombreux plaisanciers qui naviguent au large hors portée VHF.

Et pour les plaisanciers ?
La réglementation française (division 240) impose un matériel de sécurité en fonction de la distance d’un abri :
- Entre 6 et 60 milles : VHF fixe obligatoire
- Au-delà de 60 milles : VHF fixe + VHF portable + Balise de détresse EPIRB obligatoire. On commence à approcher les exigences du SMDSM. Il manque cependant un moyen de communication par satellite, non obligatoire pour les plaisanciers, mais vivement conseillé. (C’est là que le système Iridium est utile !)
Un plaisancier qui s’éloigne des côtes doit donc :
- Connaître les zones SMDSM,
- Comprendre les fonctions essentielles à assurer,
- S’équiper de moyens fiables de communication : VHF (la fonction ASN n’est pas obligatoire pour les plaisanciers), balise de détresse, Téléphone satellite Iridium…),
- Être formé, au minimum, via le CRR maritime. (le CRR est obligatoire à l’étranger et si vous vous éloignez à plus de 12 milles des côtes françaises car vous entrez dans les eaux internationales)
Pourquoi le SMDSM vous concerne
Même si vous naviguez en dehors du cadre professionnel, le SMDSM est un outil clé de votre sécurité et de celle des autres. Il structure les secours, impose des procédures standardisées, et améliore les chances d’une intervention rapide en cas de détresse.
Pour bien comprendre ces procédures, vous pouvez :
- Passer le CRR maritime (obligatoire pour utiliser une VHF, sauf dans les eaux françaises si vous avez le permis côtier),
- Suivre une formation adaptée à votre niveau de navigation. Si vous n’avez pas encore le permis côtier, commencez par là !
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