Avec le permis côtier, vous avez le droit de naviguer jusqu’à 6 milles. C’est ce que tout le monde sait. Mais 6 milles de quoi exactement ? De la côte ? Du port de départ ? Du port le plus proche ?
Cette confusion est l’une des erreurs les plus fréquentes chez les plaisanciers débutants. Et elle peut vraiment changer ce que vous avez légalement le droit de faire en mer. Voici ce que dit réellement la réglementation — et pourquoi la nuance est importante.
👉 Pour préparer votre permis côtier sur de bonnes bases, téléchargez gratuitement le Pack Gratuit Permis Côtier : guide PDF, vidéo d’initiation de 40 minutes (pas comme les autres) et QCM corrigé.
6 milles nautiques : ce que ça représente concrètement

Le permis côtier autorise la navigation jusqu’à 6 milles nautiques de la limite de votre zone de navigation autorisée. Un mille nautique équivaut à 1 852 mètres, soit un peu moins de 2 kilomètres. 6 milles, c’est donc environ 11 kilomètres.
C’est une distance qui peut sembler courte sur le papier, mais qui couvre une très grande partie des navigations côtières habituelles : balades le long des côtes, liaisons entre deux ports proches, sorties à la journée.
Là où beaucoup de plaisanciers se trompent, c’est sur la référence de cette distance. On pense souvent : « je suis à moins de 6 milles de la côte, donc je suis dans les règles. » Ce n’est pas ce que dit la réglementation.
La vraie règle : 6 milles d’un abri, pas de la côte
La réglementation française est précise sur ce point : avec le permis côtier, vous devez rester à moins de 6 milles d’un abri. Pas de la côte. Pas du port de départ. D’un abri.
La distinction est fondamentale, et c’est elle qui détermine réellement l’étendue de votre zone de navigation autorisée.
Qu’est-ce qu’un abri exactement ?

Un abri, au sens réglementaire, c’est un endroit de la côte où un navire et son équipage peuvent se mettre en sécurité — en mouillant ou en accostant — et en repartir sans assistance extérieure.
Cette définition introduit une subtilité importante : un abri n’est pas un abri en toutes circonstances. Trois facteurs entrent en jeu :
- La configuration de la côte : présence d’un port, d’une anse abritée, d’une ria…
- Les conditions météorologiques : état de la mer, force et direction du vent.
- La marée : un mouillage accessible à pleine mer peut être impraticable à basse mer.
Un même endroit peut donc être considéré comme un abri valide par beau temps et des conditions favorables, et ne plus l’être du tout en cas de mer formée ou de marée basse.
Un exemple concret : la navigation entre Lorient et Quiberon

Prenons un exemple pour illustrer. Vous souhaitez naviguer entre Lorient et la presqu’île de Quiberon, en Bretagne. Sur la carte, vous longez la côte et restez en apparence proche du rivage.
À mi-chemin, vous vous retrouvez pourtant à plus de 6 milles de Lorient et à plus de 6 milles de Quiberon. Il vous faut donc un abri intermédiaire pour rester dans les limites du permis côtier.
La ria d’Étel peut jouer ce rôle… mais pas toujours. Son entrée est barrée par un banc de sable sur lequel les vagues viennent déferler — c’est la célèbre barre d’Étel. Par mer formée ou à basse mer, cette entrée peut être totalement impraticable.
Dans ce cas, la ria d’Étel ne peut plus être considérée comme un abri accessible. Et si aucun autre abri n’est atteignable dans les 6 milles, vous sortez techniquement des limites du permis côtier — même en restant près de la côte.
Peut-on naviguer vers une îles avec un permis côtier ?
Oui, il est possible de traverser vers une île avec un permis côtier, à partir du moment où vous ne vous éloignez pas de plus de 6 milles d’un abri. Concrètement, si votre port de départ (l’abri de départ) est à moins de 12 milles de votre port d’arrivée (l’abri d’arrivée), c’est OK ! Puisqu’au milieu de votre traversée, vous serez à moins de 6 milles de l’abri de départ ou de l’abri d’arrivée 😉
Par exemple en Bretagne, toutes les îles (Belle-île, Houat, Hoedic, Groix, Les Glénans, Ouessant, l’île de Batz, Bréhat) sont à moins de 12 milles d’un port de départ. (Il n’y a que l’île de Sein qui peut-être un peu en limite suivant la météo…)
Permis côtier et permis hauturier : deux zones de navigation différentes
Si vous souhaitez naviguer au-delà des 6 milles d’un abri, il faudra passer le permis hauturier.
Un point important à connaître : il est impossible de s’inscrire directement au permis hauturier. Le permis côtier est un prérequis obligatoire. Autrement dit, même si votre objectif final est de naviguer au large, vous passerez nécessairement par le côtier en premier.
C’est donc le permis côtier qui ouvre la porte à toute la navigation de plaisance à moteur, qu’elle soit côtière ou hauturière.
6 milles d’un abri : une règle simple, mais à bien comprendre
La limite du permis côtier n’est pas une ligne tracée sur la carte à 6 milles de la côte. C’est une zone variable, qui dépend des abris accessibles autour de vous et des conditions du moment.
Retenir que la distance se calcule par rapport à un abri, et non par rapport au rivage, c’est éviter la principale erreur de navigation réglementaire des débutants.
C’est aussi comprendre pourquoi une bonne préparation avant de sortir en mer — en étudiant la carte, les conditions météo et les abris disponibles sur votre route — est indispensable, bien au-delà de la simple obtention du permis.
Pour aller plus loin et bien préparer votre permis côtier :
👉 Téléchargez gratuitement le Pack Gratuit Permis Côtier : vous y trouverez une vidéo d’initiation de 40 minutes (pas comme les autres), un QCM d’examen blanc corrigé et un PDF complet sur la procédure d’inscription en bateau école.

👉 Et si vous souhaitez une préparation complète, progressive et efficace, découvrez la formation Permis Côtier Malin — avec une vraie garantie de réussite à l’examen.

Visionnez la version vidéo de cet article :
Je vous souhaite bon vent !
Brieg de Ma Formation Nautique

