Vous naviguez au large ? Vous préparez le CRR Maritime ?
Alors vous devez impérativement savoir ce qu’est une balise EPIRB :
- À quoi elle sert
- Comment elle fonctionne
- Et pourquoi elle peut vous sauver la vie
Cet article fait le point de manière claire, en s’appuyant sur l’essentiel à retenir pour le CRR, tout en vous donnant des réflexes utiles en situation réelle.
Qu’est-ce qu’une EPIRB ?
L’EPIRB (Emergency Position Indicating Radio Beacon) est une Radiobalise de Localisation des Sinistres.
Une fois déclenchée, elle transmet automatiquement un signal de détresse :
- via le système satellite COSPAS-SARSAT
- contenant :
- votre code hexadécimal unique (lié à votre MMSI)
- votre position géographique
- Plus un signal radio de repérage en local (121,5 MHz)
Elle fonctionne partout dans le monde (sans réseau téléphonique).
En revanche, elle ne permet pas de communiquer avec les secours : elle transmet, mais ne reçoit pas, sauf si elle est équipée du système RLS (voir plus bas).

Quand est-elle obligatoire ?
En France, l’EPIRB est obligatoire pour tout navire de plaisance de moins de 24 m naviguant :
- à plus de 60 milles nautiques d’un abri (voir la notions d’abri ici)
- Donc en zone hauturière (c’est à dire au large)
Mais même avant cette limite, elle reste vivement recommandée si vous naviguez loin des côtes (+ de 25 milles / hors de portée VHF ou en solitaire).
Comment fonctionne une EPIRB ?
Deux types de balises :
| Type | Déclenchement | Usage |
|---|---|---|
| Balise de survie portable (stockée à l’intérieur ou dans le grab bag) | Manuel (appui sur bouton) | Emportée dans le grab bag ou sur soi |
| Balise de pont (installée sur le pont extérieur | Automatique (coffret à largueur hydrostatique) | Se déclenche seule si le bateau coule entre 1,5 m et 4 m de profondeur ou manuellement |

Fréquences utilisées :
- 406 MHz : signal envoyé aux satellites (COSPAS-SARSAT)
- 121,5 MHz : pour le repérage final par avion ou navire de secours (radio-ralliement)
Caractéristiques :
- GPS intégré : pour une localisation précise (quelques mètres)
- Flash lumineux : repérage nocturne
- Couleur : jaune ou orange vif
- Étanchéité : jusqu’à 10 mètres
- Autonomie minimale : 48 h de transmission en continu
Que se passe-t-il après déclenchement ?
- La balise émet un signal capté par un satellite COSPAS-SARSAT
- Le satellite transfère l’alerte à une station au sol (LUT : Local User Terminal)
- Le MCC (Mission Control Center) traite l’information
- Pour les navires français, le FMCC de Toulouse transmet la détresse au CROSS compétent (CROSS Gris-Nez)
- Les secours sont immédiatement déclenchés
En mer, chaque minute compte. La rapidité de cette chaîne de transmission peut faire toute la différence.
L’enregistrement est obligatoire
Chaque EPIRB est programmée avec un code hexadécimal à 15 caractères, associé au MMSI du navire.
Ce code doit impérativement être :
- renseigné sur la licence radio du bateau
- et donc déclaré auprès de l’ANFR
Ce lien entre l’EPIRB et votre navire permet une identification immédiate en cas d’alerte.

Le bonus sécurité : la fonction RLS
Les modèles récents incluent parfois la fonction RLS (Return Link System) :
- Une lumière s’allume sur la balise si le signal a bien été reçu par un centre de coordination des secours (MRCC).
- Ces balises disposent aussi d’un ID AIS (commençant par 974) pour permettre une localisation via le système AIS en plus du GPS.
C’est un vrai plus psychologique en cas de détresse, car vous savez que l’alerte est bien reçue et que quelqu’un arrive.
Note : Attention ne pas confondre l’acronyme français RLS = Radiobalise de Localisation des Sinistre (qui est le terme français pour l’EPIRB) et l’acronyme anglais RLS = Return Link System, dont je viens de vous parler !
Entretien et vérifications à ne pas négliger
- Testez régulièrement la balise (fonction “TEST” intégrée / voir votre notice)
- Vérifiez la date de péremption de la batterie (généralement tous les 5 à 10 ans)
- Contrôlez l’état général (fixations, flash, coffret, antenne)
- Assurez-vous qu’elle est déclarée et liée à votre navire sur le site de l’ANFR

Pourquoi c’est au programme du CRR Maritime
Le CRR ne se limite pas à la VHF. Il aborde l’ensemble des équipements du SMDSM (Système Mondial de Détresse et de Sécurité en Mer), dont fait partie l’EPIRB.
Vous devez comprendre :
- Comment elle fonctionne
- À quel moment l’utiliser
- Comment elle s’insère dans l’organisation SAR (Search and Rescue)
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Voici la version vidéo de cette article :
Pour allez plus loin voici une vidéo pour comprendre ce qu’est le SMDSM :

